SCFP 1114

Vote de grève unanime à Hydro-Sherbrooke

Les membres du syndicat des travailleurs et travailleuses d’Hydro-Sherbrooke (STH-S), affilié au SCFP, section locale 1114, étaient réunis hier soir en assemblée extraordinaire pour faire le point sur la négociation avec la Ville de Sherbrooke et se prononcer par scrutin secret sur un vote de grève.

Les membres du syndicat des travailleurs et travailleuses d’Hydro-Sherbrooke (STH-S), affilié au SCFP, section locale 1114, étaient réunis hier soir en assemblée extraordinaire pour faire le point sur la négociation avec la Ville de Sherbrooke et se prononcer par scrutin secret sur un vote de grève.

Dans une atmosphère «électrisante», les syndiqués ont appuyé à 100% le mandat de recourir à des moyens de pressions pouvant aller jusqu’à la grève au moment jugé opportun par leur comité syndical. Les travailleurs visent ainsi à faire avancer les pourparlers dans le but de renouveler leur convention collective, échue depuis le 31 décembre dernier.

«La Ville de Sherbrooke a mis cinq mois pour pondre un document de négociation qui a semé la colère chez nos membres. On ose même nous demander d’attendre jusqu’en octobre pour connaître la position monétaire de la Ville. Faut le faire! D’ici là, les négociations sont suspendues. Ce n’est qu’après ce dépôt que nous aurons une vision globale de la démolition qu’elle nous suggère», a déclaré le président du syndicat, Denis Fréchette

Au cœur des revendications des syndiqués: la parité avec leurs collègues d’Hydro-Québec. Rappelons que la Ville considère les travailleurs d’Hydro-Sherbrooke comme des employés municipaux.

«Hydro-Sherbrooke est à la Ville ce qu’Hydro-Québec est au gouvernement: une machine qui engrange des millions à chaque année et c’est dans le cours de la prochaine convention collective que sera amorcée l’atteinte de la parité avec les autres travailleurs du secteur hydro-électrique. C’est une question d’équité, que cela plaise ou non à Sherbrooke», a conclu le conseiller du SCFP, Michel Murray.